On dit que chaque livre a son histoire, derrière les mots. C’est le cas du Flic de l’Intérieur. Je l’ai écrit après avoir claqué la porte de la PJ, il y a maintenant… bien
longtemps. Je m’étais tant donné à ce métier que j’étais en manque, et, un bébé insomniaque sur les genoux, je passais une partie de mes nuits un crayon à la main. Oui, oui, un crayon, je peux le jurer.
C’était comme un journal intime, je ne savais pas alors qu’il serait publié.
Il y avait dans ce manuscrit des choses qu’on ne raconte pas, des méchancetés, des gentillesses…, et surtout beaucoup d’impudeur.
Lorsqu’il a paru, j’étais sous la table. Et pourtant, ce livre a eu un vrai succès. Des centaines de policiers sont venus me serrer la main, leur bouquin sous le bras.
J’en avais la larme à l’œil.
Mais je m’étais bien juré qu’il ne serait jamais réédité.
Et puis voilà, par les hasards de ce blog, j’ai retrouvé Jean-Luc Tafforeau. Nous nous étions vaguement croisés alors que tous deux nous écrivions des polars pour le Fleuve Noir. Un drôle de bonhomme. Il m’a raconté que, lorsqu’il était môme, il griffonnait dans de petits carnets d’écoliers les histoires qu’il s’inventait. Puis un jour, son grand-père, André Odemard, découvre sa passion, et il lui propose d’être son éditeur, « pour de faux ». Il a perdu son grand-père depuis longtemps, mais l’amour du livre lui est resté.
Et dès qu’il a eu trois sous, il a réalisé son rêve : créer sa propre maison d’édition. Oh, ses bouquins, vous ne les trouverez pas à la FNAC, et vous n’en entendrez pas parler sur France-Culture, non, il s’agit de livres plus intimes, à des années-lumière d’Amélie Nothomb. Des livres moins travaillés, sans doute, mais aussi moins commerciaux, plus vrais.
Lorsqu’il m’a dit qu’il aimerait publier l’un de mes romans, j’ai refusé. Mais le ver était dans le fruit.
Je me suis dit que si un seul de mes livres devait être réédité, c’était Un flic de l’Intérieur, car s’il y avait eu Internet, à l’époque, sûr que j’aurais plutôt ouvert un blog.
En le relisant, pour la première fois depuis sa parution, je me suis trouvé face à une évidence : si la police a profondément changé, bien des problèmes d’hier sont encore d’actualité.
La comparaison n’est pas inintéressante.
Et je me suis trouvé aussi face à mes contradictions. Pendant des années, j’avais joué aux gendarmes et aux voleurs, sans vraiment me prendre au sérieux et sans plus réfléchir à mon métier. Aujourd’hui, avec les années qui s’entassent, je vois les choses différemment. Comme des rides de réflexion, à l’intérieur de la tête.
Si vous êtes curieux, et vous l’êtes forcément puisque vous lisez ce blog, cliquez donc sur le site des éditions AO-André Odemard , et jetez un œil sur l’avant-propos et le premier chapitre du Flic de l’Intérieur. Après tout, ça n’engage à rien.
Fin de la séquence publicitaire.
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On sentait bien qu’il s’agissait d’une approche. Un peu de curiosité sans doute. Déjà que les Verts sont un peu entortillés pour savoir jusqu’où ils peuvent ne pas être de gauche, on pouvait se demander comment ils allaient aborder ce sujet de société.
pour être considéré comme un nomade ? J’ai feuilleté le dictionnaire et j’ai trouvé cette définition : personne qui n’a pas de domicile fixe et qui se déplace continuellement.
C’est le cauchemar du législateur, ce qui explique sa grande prudence. La crainte que certains ne confondent légitime défense et « permis de tuer ».
L’autopsie est systématique en cas de mort criminelle ou suspecte. Mais elle est souvent demandée par le procureur pour rechercher si les causes du décès peuvent avoir un lien avec une maladie, une opération chirurgicale, un accident, etc.