LE BLOG DE GEORGES MORÉAS

Catégorie : Société (Page 36 of 40)

Liliane, fais les valises !

Je ne sais pas si Liliane Bettencourt se souvient de cette phrase de Georges Marchais lorsqu’il apprit que « Mit’rand » s’apprêtait à écorner le programme commun de la gauche ; mais à force de lui chercher valises_flodelirespaceslive.gifdes poux dans la tête, elle aussi, elle pourrait bien les faire, ses valises.

Dans cette histoire à épisodes, qui va finir par devenir le feuilleton de l’été, on retrouve tous les ingrédients de Dallas, l’argent, la politique, le mensonge… (ah non, y a pas de pétrole !), et chacun de se perdre en conjectures. Y a-t-il eu malversation, malhonnêteté, prévarication… ?

Eric Woerth, s’explique, se défend : c’est simple, il n’est jamais intervenu. Quant à sa femme, elle n’était pas au courant des comptes off shore de sa « patronne », ce qui dans une minuscule structure de quelques salariés peut paraître pour le moins surprenant… Mais bon, admettons !

La question que nous, les petites gens, on se pose, est bien plus simple…

Comment un ministre qui gère le budget de la France peut-il trouver normal que son épouse se mette au service de l’une des plus grosses fortunes du monde ? En effet, quelle que soit son intégrité, une telle situation ne peut entraîner que des interrogations, voire de la défiance.
N’a-t-il donc jamais entendu parler de la théorie de l’apparence ? Ce principe rabâché par la Cour européenne des droits de l’homme qui, appliqué au cas présent, donnerait : il ne suffit pas de se savoir honnête, il faut aussi montrer qu’on l’est.

Car les choses de la vie publique ne doivent pas seulement exister, elles doivent être visibles de tous et compréhensibles pour tous. Un gouvernement qui prêche l’exemplarité de la peine en matière pénale doit facilement comprendre ça, non !

Il suffit juste d’un peu de jugeote.

Les gens qui nous dirigent auraient-ils perdu à ce point la notion des réalités pour que cela ne leur saute pas aux yeux ?

Et puis, d’un coup, une autre question nous taraude : a-t-on fait des concessions pour éviter que Mme Bettencourt ne quitte le pays ? Existe-t-il des règles fiscales à géométrie variable selon qu’on s’adresserait à une riche héritière, à un joueur de foot ou à Madame Michu ?

Le fameux bouclier fiscal ne serait-il pas suffisant pour retenir les grosses fortunes ?

En tout cas, cette histoire fait naître le doute…

Liliane Bettencourt a déclaré qu’elle allait régulariser sa situation. Sous prétexte qu’elle a acheté une île, comme d’autres s’achètent une Breitling, ou qu’elle s’est offert un « artiste », comme autrefois, les vieux messieurs s’offraient une danseuse, on veut nous faire croire qu’elle est gaga. Mais en fait, c’est la seule à parler net dans cette affaire. Alors, attention ! À force de la titiller, elle pourrait bien décider de bazarder l’Oréal et de faire ses valises…

Le géant suisse de l’alimentaire, cocotiers_lespac.jpgNestlé, qui détient déjà 30% du capital de l’Oréal, est à l’affût. Ce groupe rêve depuis des années de récupérer les 30% de la famille Bettencourt. Pas de mon vivant, aurait dit Liliane.

Ma pauvre dame (?), je crains bien que vous ne soyez plongée dans « un monde impitoyable ».

_______________________________________________________________________________
Les incidents techniques à répétition qui perturbent ce blog m’empêchent de donner les statistiques du billet précédent.

Y avait-il un micro dans les douches ?

Dans la police, lorsqu’on a un tuyau qui provient d’une écoute, d’une esgourde, d’un zozor, on dit qu’il s’agit d’un indic, un tonton, quoi ! Dans les vestiaires de l’équipe de France, le vocabulaire est différent, mais le résultat est le même.

Le plus facile pour sonoriser une pièce, m’a dit un spécialiste, est d’utiliser un quelconque téléphone enigme-picsou.jpgportable, à condition qu’il soit muni de la fonction « décrochage automatique ». On coupe la sonnerie et l’éclairage du cadran, et, lorsqu’on lance un appel sur ce mobile, on peut capter tout ce qui se dit autour. Bien sûr, c’est du bidouillage, il existe des moyens autrement plus sophistiqués.

Mais, amateur ou professionnel, derrière la technique, il y a une main, comme on dit au foot. Il faut donc se poser la question : à qui profite le crime ?

En tout cas, à aucune des stars du ballon rond. Eux, ils ont joué (si l’on peut dire) et ils ont perdu. Mais alors, qui y gagne ?

Par habitude, les yeux se tournent vers l’Élysée… Ah non, pas cette fois ! D’ailleurs le patron des lieux a envoyé sa  Roselyne au charbon. Ordre de mission : regonfler le moral de la troupe. « Ce sont vos gosses, nos enfants, pour qui peut-être vous ne serez plus les héros », leur a-t-elle susurré. On aurait dit Malraux devant le Panthéon dans l’hommage à Jean Moulin : « C’est la marche funèbre des cendres que voici (…)  Et depuis sont nés seize millions d’enfants… »
Elle est parvenue, paraît-il, à leur tirer une larme à ces grands gaillards. C’est vrai qu’il est plus facile de leur tirer une larme que de leur faire tirer un but…

Bon, il y a le cas Woerth. On est bien obligé de s’y arrêter, car pendant que l’on suit les rebondissements du ballon rond, on oublie la réforme des retraites et même (un peu) ses problèmes de couple. À noter pourtant que ce ministre qui a tant communiqué sur sa lutte contre l’évasion fiscale va se faire coiffer au poteau par son jeune successeur, lequel va probablement doubler le score sur une seule tête.

C’est vrai que ces jours derniers, on ne parle plus guère non plus de l’affaire de Karachi, ni de la plainte pour corruption déposée contre le club de Balladur pour une lointaine histoire de rétrocommissions. Je ne sais pas si ce monsieur a un alibi, mais on ne l’a pas vu dans les gradins ces temps-ci – ni avant d’ailleurs.

Donc, exit nos élites de la liste des suspects. Quant à TF1, on peut l’exclure aussi, vu que la chaîne va y laisser des plumes. Bon, vous me direz,  Bouygues vient de récupérer le marché pour la rénovation du vélodrome de Marseille, c’est quand même un beau lot de consolation, non!

Alors, il y a la presse écrite. Ca ronronnait dur en Afrique de Sud, à tel point que les Français commençaient même à se désintéresser de leurs joueurs, et patatras ! L’Équipe nous affiche un titre que même dans ce modeste blog je n’ose reproduire. On en est baba. On s’interroge… Et finalement la solution de l’énigme se trouve (peut-être) dans Le Monde du 22 juin : « (…) Il n’existe plus dans le stade, qu’un lieu sanctuarisé : le vestiaire. Là où, par chance, la langue de bois peut se volatiliser (…) Deux journaux en France se livrent une lutte sans  merci pour recueillir les propos qui ont pu s’échanger dans ce huis-clos : l’Équipe et Le Parisien. »

Sans merci, jusqu’à quel point ?
___
Post-scriptum : Je
présente mes regrets pour avoir osé raconter cette fable sur un sujet coq-gaulois_bondy-blog.jpgqui n’est pas de mon ressort (sauf les écoutes). Mais j’ai une excuse : on ne parle que de ça.

Cela dit, je suis Français, moi, et je ne démissionnerai pas !

________________________________________________________________________________________________________________
Le dictaphone du majodorme de Mme Bettencourt a été lu 26 934 fois et a suscité 18 commentaires.

Argent sale en main propre

3.000 euros – et pas un kopeck de plus. C’est la somme maximale qu’un Français est autorisé à payer cash lorsqu’il effectue un achat. C’est un décret de mercredi dernier qui vient de fixer ce seuil.

picsou.pngOn comprend bien qu’il s’agit là de lutter contre l’argent sale.

Ce qui m’a agacé dans ce décret, c’est que le même jour, je découvrais les comptes de campagne d’Edouard Balladur. Vous savez, ce Monsieur, soutenu par Nicolas Sarkozy, qui s’est pris une veste aux Présidentielles de 95…

« La réalité (…) c’est que le financement en espèces n’a nullement été inventé par moi, qu’il est autorisé par la loi à concurrence de 20 % du total des dépenses… » C’est ce qu’il a déclaré le mois dernier, devant la Mission d’information sur les circonstances entourant l’attentat de Karachi. Pour se dédouaner de toute commission occulte, il se justifie, chiffres en main : sa campagne électorale a coûté environ 90 millions de francs (dont 30 millions remboursés par l’État), il avait donc droit à 18 millions de francs en espèces – et il n’en a utilisé que 13 (environ 2.300.000 euros).

Le brave homme !

declaration-balladur-avril-2010-extrait-2.1276933187.JPG

Extrait des déclarations d’Edouard Balladur devant la Mission d’information sur les circonstances entourant l’attentat de Karachi.

Mais tout ça, c’est du vieux. Depuis, les choses ont dû changer, me suis-je dit. Eh ben non ! La dernière campagne présidentielle a coûté environ 76 millions d’euros à l’ensemble des candidats (dont 45 millions remboursés par l’État).

Ce qui fait donc environ 15 200 000 € en espèces.

Évidemment, si l’on compare aux 700 € par mois que touche un retraité au « minimum vieillesse », on est un peu perdu dans les zéros.

Et pour 1,40 € de plus, j’apprends dans Le Monde, reprenant des informations de Médiapart et de Marianne, que le gestionnaire de la plus grosse fortune de France (celle de Liliane Bettencourt), par ailleurs patron de Mme Woerth, saupoudre de subsides certains personnages politiques, « Une pincée pour machine, une lichette pour truc… »

Je ne sais pas si c’est vrai, mais comme les dons supérieurs à 150 € doivent être réglés par chèque, c’est facile à vérifier.

Pourquoi j’ai parfois l’impression qu’on nous prend pour des cons ?

__________________________________________________________________________
« Libérator » a-t-il tort ? » a été lu 2 099 fois et a suscité 10 commentaires.

« Libérator » a-t-il tort ?

Le juge des libertés et de la détention (JLD) a juste dix ans.  Il est né le 15 juin 2000 avec la loi renforçant la protection de la présomption d’innocence et les droits de la victime. Aujourd’hui, la promotion-sanction annoncée denew-justice_southerndefender.1276678296.gif M. Xavier Lameyre, surnommé Libérator, JLD à Créteil, montre que ce texte, remodelé déjà plusieurs fois, n’a toujours pas la cote auprès des policiers.

C’est d’ailleurs compréhensible, quasi mathématique : plus on renforce les libertés individuelles plus on complique la tâche de la police. Mais en poussant ce raisonnement à l’absurde, on serait amené à dire que pour éradiquer la délinquance il faudrait donner à la police les pleins pouvoirs…

L’un des rôles phares de ce magistrat est de se prononcer sur la détention provisoire, mais en fait, il intervient dans bien d’autres domaines. C’est lui par exemple qui dans certaines circonstances peut renouveler la garde à vue au-delà de 48 heures, autoriser des perquisitions de nuit, ou en enquêtes préliminaires, dans le cas où la personne concernée s’y refuserait ; ou encore accepter qu’un témoin dépose sous l’anonymat. Il peut aussi décider de la conservation des données détenues par les opérateurs de téléphonie. Comme il doit donner son feu vert pour l’installation d’un système son-image dans un local privé en dehors des heures légales, etc.

En fait, à chaque fois qu’un policier, un gendarme, un juge ou un procureur, désire pour les besoins de son enquête enfreindre une liberté individuelle plus que de coutume, le JLD doit donner son accord.

Ce qu’on appelle un empêcheur de tourner en rond.

Dans le cas présent, certains syndicats de police se focalisent sur la détention provisoire. On comprend bien la rage d’un flic qui a bossé sur une affaire des jours, des semaines,  parfois des mois, et qui voit ses clients, les suspects, rentrer chez eux avant même que lui ne soit descendu de son bus ou de son RER… Mais il s’agit là d’une réaction épidermique.

Car les textes disent bien que la détention provisoire est une mesure exceptionnelle. Elle doit être « l’unique moyen » de conserver des preuves, des indices, de protéger les témoins, d’éviter que le mis en examen ne prenne la fuite, ou d’empêcher, évidemment, que l’infraction ne se reproduise. Sauf en matière criminelle, il n’est pas non plus prévu de satisfaire à un trouble de l’ordre public ou à une campagne médiatique.

On peut même s’étonner, à la lecture du Code de procédure pénale, qu’autant de personnes soient mises en détention provisoire…

Les policiers, comme tout citoyen, peuvent estimer que les lois sont mal faites, mais ils ont un devoir et un seul, celui bugs_bunny.gifde les respecter, avant même de les faire respecter.

En tout cas, dans une démocratie, un flic ne peut pas demander la peau d’un juge – et l’obtenir.

Ou alors je n’y comprends plus rien.

_____________________________________________________________________________
Rue89 et les voleurs d’images, a été lu 2 864 fois et a suscité 22 commentaires.

A-t-on le droit d’être armé ?

56 % des personnes interrogées lors d’un sondage CSA effectué pour Le Parisien sont favorables à l’armement des polices municipales. Une réponse étonnante. Mais un député de la majorité va plus loin, il s’interroge : la possession d’une arme n’est-elle  pas un droit constitutionnel – pour tous les Français ? madalton.1275821048.gif

Et pour étayer son argumentaire, il rappelle que le comité qui planchait sur la Constitution de 1791, avait prévu un article X qui disait : «Tout citoyen a le droit d’avoir des armes chez lui, et de s’en servir…». Article qui n’a pas été formalisé, tant à l’époque il paraissait évident.

Franck Marlin, avec trois de ses collègues, vient donc de déposer un projet de loi pour modifier radicalement la réglementation sur les armes. Dans le préambule de son exposé, il cite Christian Estrosi (qui représentait Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur) qui clôturait ainsi en 2006 un colloque sur les armes et la sécurité : « Notre société ne réserve pas la possession d’armes aux seules autorités investies d’un pouvoir de contrainte, c’est-à-dire à l’État et autres personnes publiques. Au contraire, il s’agit du privilège d’un pays démocratique que de reconnaître à ses citoyens des motifs légitimes de posséder une arme, que ce soit pour la chasse, le sport ou la collection… »

Et dans son projet, le parlementaire regrette que depuis un texte d’exception voté en 1939, ce soit le pouvoir exécutif qui décide de la réglementation sur les armes alors qu’il s’agit, constitutionnellement, du domaine de la loi. En effet, dit-il « les Constituants de 1789 et les rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ont indiqué que le droit pour les citoyens de détenir des armes constituait un droit naturel existant en tout lieu depuis des temps immémoriaux, c’est-à-dire, « un principe supérieur et intangible, qui s’impose non seulement aux autorités d’un État déterminé, mais aux autorités de tous les États » ».

Le Code pénal de 1810 rangeait le droit d’avoir une arme parmi les droits civiques, civils et de famille. Et aujourd’hui encore, il est admis que les citoyens ont le droit de se défendre, et concourent, si besoin, à la défense de la Nation. Rappelez-vous l’appel de Michel Debré dans la nuit du 23 avril 1961 : « Dès que les sirènes retentiront, allez-y, à pied ou en voiture… » Il s’agissait pour les Parisiens de s’opposer aux parachutistes attachés au général Salan. Tandis que dans le même temps, place Beauvau, des centaines de personnes faisaient la queue pour qu’on leur donne des armes – qu’ils n’obtiendront d’ailleurs pas.

L’Union française des amateurs d’armes, qui se bat depuis longtemps pour une modification de la réglementation, cite les six critères établis par « d’éminents politologues », comme Zbigniew Brzezinski (conseiller à la sécurité du président Jimmy Carter) qui définissent l’installation du politologues.1275821157.JPGtotalitarisme dans un pays. Comme on le voit dans l’encadré (même si d’autres considérations peuvent nous troubler), le monopole de l’utilisation des armes à feu y figure en bonne place.

L’arme symbole de la démocratie ! Je ne sais pas si les Français vont suivre ce raisonnement…

Mais pourquoi des députés montent-ils au créneau sur un tel sujet, alors que l’écho des détonations des Kalachnikovs résonne encore aux oreilles des témoins des fusillades de Villiers-sur-Marne et de Marseille !

Allez, cherchez bien ! Qu’est-ce qui peut faire bouger tant soit peu l’ordonnancement de notre vieux pays ? L’Europe, évidemment. Il s’agit de se mettre en conformité  avec les directives européennes. Raison pour laquelle depuis plusieurs mois, un groupe de travail dirigé par le préfet Patrice Molle planche sur le sujet.

Aujourd’hui, les matériels de guerre, armes et munitions sont classés en différentes catégories qui vont, pour le haut de tableau, du char de combat à la lunette de nuit ou au matériel de cryptologie ; et pour le bas du tableau, des armes blanches, aux armes de tir ou de collection. Cette classification, qui ressemble à un inventaire à la Prévert, est tellement alambiquée que personne ne s’y retrouve. Qui peut dire aujourd’hui si la grand-mère qui serre précieusement une bombe aérosol de défense dans son sac est en infraction ou non ?

On irait donc vers une simplification. Certaines armes, comme les armes blanches, les armes de collection, les armes non létales…, pourraient être achetées et détenues librement.

On s’acheminerait également vers un assouplissement concernant l’autorisation de port d’arme, qui en France est quasi impossible à obtenir – sauf à avoir le bras long.

Je ne sais pas si ces propositions vont aboutir… On a tellement pris l’habitude, après chaque drame, d’entendre dire que la réglementation sur les armes allait être durcie, qu’on est presque à contre-courant.

La France est l’un des pays où pratiquement tout est interdit dans ce domaine – et l’on nous dit ces jours-ci, dans la presse, que n’importe qui peut se procurer une Kalachnikov pour moins de mille euros… Alors ?

En Grande-Bretagne, où les règles sont également très dures, un chauffeur de taxi vient de faire un carnage… Alors ?

Cette réglementation coûte un fric fou pour la faire respecter et l’on n’y comprend rien. Faut-il la simplifier ? Sans aucun doute. En tout cas, il faut faire la distinction entre celui qui détient une arme pour d’honnêtes raisons (tir, chasse, collection…) et les autres.

En revanche, on pourrait utilement réfléchir à un fichier (un de plus) qui répertorierait « l’empreinte » de toutes les armes à feu qui circulent en France, même celles des policiers et des gendarmes. shadok_marteau.1275821282.gif

Au moins, cela faciliterait les enquêtes, et peut-être cela mettrait-il un peu de plomb dans la tête de ceux qui en détiennent une…

Je voulais dire que cela les responsabiliserait – moi compris.

____________________________________________________________________
Gendarmerie : Sarkozy enfonce le clou a été lu 3 331 fois et a suscité 7 commentaires.

Gendarmerie : Sarkozy enfonce le clou

Une démarche bizarre de la part du président de la République que celle de se rendre en Sologne pour discuter le bout de gras avec les gendarmes ! « Sarkozy s’efforce de rassurer les gendarmes » a titré l’agence de presse Reuters.

gendarme-se-marie.1275634624.jpgSeraient-ils inquiets ?

Aux environs de midi, ce jeudi 3 juin, une cinquantaine de journalistes attendent l’arrivée du Chef de l’Etat. Après la fouille, ils sont cantonnés à l’arrière de la gendarmerie de Lamotte-Beuvron. Enfin, l’hélicoptère se pose. Nicolas Sarkozy en descend suivi de Brice Hortefeux. Le Président se dirige vers un groupe d’aficionados qui l’attendent derrière les barrières de sécurité. Poignées de main et même une bise à une admiratrice.

Un peu plus tard, dans son discours, il évoque la mémoire du gendarme Jérôme Birault, décédé en 2006 dans l’exercice de ses fonctions lors d’un accident de la circulation. Il déclare qu’il « ne considère pas que cela fasse partie du métier de gendarme que de mourir ». Bon !… Mais pour l’essentiel, ses propos sont basés sur le rapprochement police-gendarmerie. « Il y a deux forces de sécurité en France qui ont les mêmes responsabilités, que nous traiterons à égalité et qui doivent être mises sous même commandement » Jusque là, tout va bien. « Qui peut concevoir que la délinquance rurale dépende du ministre de la Défense et que la délinquance urbaine dépende du ministre de l’Intérieur ? » ajoute-t-il.

Je n’étais pas présent, mais j’imagine qu’il y a eu un grand blanc parmi les pandores. En une phrase, il les a ramenés un demi-siècle en arrière : la police des villes, la gendarmerie des campagnes. Alors que petit à petit, ils avaient réussi à échapper à ce cliché, vous savez, comme dans les bouquins de Simenon, le gendarme qui se colle au garde-à-vous devant Maigret : « À vos ordres, Monsieur le commissaire ! ». Le gendarme d’antan, celui de Guignol, juste bon à s’occuper des vols de poules ou de bicyclettes, laissant les enquêtes sérieuses aux seigneurs de la PJ qui descendent de la capitale…

Heureusement, plus tard, il s’est repris, affirmant qu’il y avait beaucoup de similitude entre le travail de la police en milieu urbain et celui de la gendarmerie en milieu rural. « Je sais que votre travail est difficile mais, en même temps, nous avons décidé une lutte contre le crime implacable. »

Lors d’un échange de propos avec plusieurs gendarmes, il s’est félicité de la tenue vestimentaire qu’il a fait adopter alors qu’il était ministre de l’Intérieur, notamment le treillis et les brodequins. « Moi, je vous le dis, on ne peut pas courir après des délinquants avec des chaussures basses. »

Le Président s’est ensuite rendu à la gendarmerie de Neung-sur-Beuvron, où il a partagé son repas avec une vingtaine de personnes, des élus, mais aussi des gendarmes et leur famille, qui ont été servis dehors, dans le parc de la brigade de gendarmerie.

Ce dégagement champêtre a-t-il guignol-contre-gendarme.1275634644.jpgété productif ? Les gendarmes se sentent-ils mieux dans leur peau après cette attention présidentielle ? On ne le saura pas, car ils ont tous en tête l’exemple du chef d’escadron Jean-Hugues Matelly, viré pour avoir osé s’exprimer publiquement. Message reçu 5 sur 5 : les gendarmes ont parfaitement le droit de se taire.

Le président de la République l’a rappelé, le rapprochement police-gendarmerie, il l’assume entièrement. C’est un choix « absolument sans retour », a-t-il affirmé.

Quant à la représentation syndicale, on verra ça une autre fois, scrogneugneu !

____________________________________________________________________
Profession : bandit a été lu 3 003 fois et a sucité 8 commentaires. A ne pas manquer la petite fable de lionel CH., le 02 juin 2010 à 22:32

 

Profession : bandit

Ces malfrats qui ont tiré tous azimuts, l’autre jour, pour assurer leur fuite, ou ces braqueurs qui ont arrosé à la Kalachnikov avant de faire main basse sur le butin qu’ils convoitaient, sont-ils des « amateurs qui ont perdu leur sang-froid », ou des « malfaiteurs professionnels » ?

la-trilogie-noire-de-leo-malet-par-daoudi-et-bonifay.1275466713.jpgLes avis sont partagés, du moins parmi les intervenants, comme on dit, c’est-à-dire ceux qui plastronnent devant un micro ou une caméra. Alors, qui a raison : le criminologue, le sociologue, le syndicaliste bon teint de la police, l’ancien flic ou le ministre de l’Intérieur ?

On s’interroge.

En les écoutant ces cassandres qui savent tout sur tout, on se dit qu’ils connaissent forcément des choses qu’ils ne veulent pas dire – ou le contraire : ils disent des choses qu’ils ne connaissent pas.

Car c’est quoi, un truand professionnel ? Un type qui de temps en temps braque une banque ou s’attaque à des convoyeurs de fonds, et qui le reste du temps pointe au chômage ?

Soyons sérieux ! Il n’y a pas d’école du banditisme, juste un enchaînement de circonstances. Le délinquant est d’abord un petit voyou qui fracture la porte des chambres de bonnes (c’est une image) et qui un jour finit le calibre à la main. Ce qui a été le cas de Jacques Mesrine (et pour lui, ce n’est pas une image). En fait, sans le savoir, ces truands, ils appliquent le principe de Peter. Ils en veulent toujours plus. Ils sont à la recherche de leur niveau d’incompétence, raison pour laquelle, un jour ou l’autre, ils se font prendre.

Mais il y a un point commun à tous ces crimes ou délits. Oui, l’appât du gain, vous alliez dire. Mais autre chose encore, dont on ne tient pas compte : la peur.

Car tous les braqueurs avec qui j’ai pu discuter, en général à l’issue d’une garde à vue exténuante, m’ont tenu ce même langage : ils montent sur un coup la peur au ventre. C’est même, je crois, ce qui rapproche les flics de leurs clients : la peur, vaincre sa peur, la décharge d’adrénaline… et la recherche non avouée de retrouver cette sensation.

La peur qui fait agir, la peur qui fait réagir…

Bon, mais après avoir égratigné les sociologues et les criminologues, je ne vais pas empiéter le domaine des psychologues.

Le vol à main armée n’est pas une invention de ce siècle, il a toujours existé. Sous la III° République, peut-on lire sur le site du ministère de l’Intérieur : « L’hexagone est, dans cette période, en proie à une grandissante insécurité dont tous les journaux se font largement l’écho, non sans quelques arrière-pensées politiques. »  (On dirait de l’actu.) Et en 1907, Clemenceau signe un décret qui prévoit la création de douze brigades mobiles, en dotant chacune, et c’est une première, de quatre limousines De Dion-Bouton. Car il s’agit de lutter contre la délinquance itinérante.

Aujourd’hui, avec l’ouverture les-brigades-du-tigre.1275466828.jpgdes frontières au sein de l’U-E, nombre de gangs de malfaiteurs sont pilotés depuis un autre pays. Souvent bien à l’est. Et même si l’on a mis sur pied des structures pour tenter de lutter contre cette grande délinquance grandement itinérante, on est loin du compte. Pour faire face, il va falloir des moyens, des hommes et surtout des règles identiques partout.

Mais lorsqu’on voit le temps nécessaire pour qu’enfin on s’interroge juste pour savoir si la garde à vue à la française est conforme ou non au droit européen, on se dit que ces nouveaux bandits de grand chemin ont encore de beaux jours devant eux.

____________________________________________________________________
Le cheval, meilleur ami du policier a été lu 12 624 fois et a suscité 40 commentaires. Et comme le souligne Arnaud, même si certains disent apprécier la viande de cheval, c’était quand même plus cool que dans le billet précédent.

Politique sur le dos des morts

Beaucoup d’émotion, hier, lors de l’hommage national rendu à Aurélie Fouquet en présence du président de la République. Même si certains aspects de cette affaire sont encore ténébreux, le temps n’est pas à la polémique, mais au recueillement.

croix-dattelle_dominiqueetcompagnie.1274946149.jpgCela m’a rappelé d’autres morts, dans d’autres circonstances.

C’était le 31 mai 1983, lors d’un banal contrôle d’identité, avenue Trudaine, à Paris. Plusieurs individus dans une voiture ouvrent le feu sur les policiers. Deux meurent sur le coup et le troisième est grièvement blessé. Deux jours plus tard, un motard interpelle un jeune homme pour vérifier son permis de conduire, il est tué d’une balle dans le dos.

Trois morts et un blessé grave en quelques jours.

Lors de la cérémonie dans la cour de la préfecture de police, le ministre de l’Intérieur, Gaston Defferre, et le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Joseph Franceschi, sont accueillis par des huées et des sifflets. Certains policiers, à leur passage, leur tournent même ostensiblement le dos. Après le cérémonial, ils se retrouvent dans la rue et marchent en direction de la place Vendôme pour hurler leur désaccord avec la politique pénale menée par Robert Badinter. La Chancellerie est protégée par quelques dizaines de gardiens de la paix, qui mettent képi bas, et par deux escadrons de la gendarmerie.

Les policiers estiment qu’ils sont lâchés par le pouvoir en place et que les nouvelles lois, trop permissives, vont les empêcher de faire leur travail normalement. Et même si  personne n’en parle haut et fort, ils sont beaucoup à penser que la suppression de la peine de mort ne va pas arranger les choses. Pour certains, il s’agit d’un véritable message de faiblesse vis-à-vis des criminels…

À la suite de cette manifestation, les sanctions vont tomber. À tous les niveaux : le préfet de police démissionne, le directeur général est remercié, sept policiers sont suspendus et deux représentants syndicaux révoqués.

Mais la gauche au pouvoir tient compte de l’avertissement. C’est le tocsin de l’angélisme et le dur retour à la réalité.

Et pourtant, même si l’émotion qui a suivi la mort de ces policiers est parfaitement compréhensible, avec le recul, on peut se dire que leur réaction était exagérée, et qu’en fait, ils se sont fait manipuler.

En effet, depuis la mairie de Paris, Jacques Chirac se prépare déjà pour les élections présidentielles. Il a créé auprès de lui une cellule, une sorte de « ministère de l’Intérieur fantôme », comme l’appelle le regretté Philippe Madelin dans son livre La guerre des polices (Albin Michel), cellule dirigée par un commissaire et placée sous la houlette de Robert Pandraud.

Et ce sont eux qui tirent les ficelles.

Je ne sais pas pourquoi, cette cérémonie à la mémoire de cette jeune policière tuée en service m’a rappelé ces événements.

Et j’ai ressenti la même gêne.

________________________________________________________________
Taser contre kalachnikov a été lu 22 192 fois et a suscité 71 commentaires. On s’interroge beaucoup sur le rôle que doit désormais tenir la police municipale.

Taser contre Kalachnikov

Après la fusillade de Villiers-sur-Marne, la décision soudaine de Brice Hortefeux d’autoriser les maires à doter leur police municipale d’un pistolet Taser tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe.

drapeau_photo-nadine_breizphoto_flickr.1274696962.jpgLes syndicats ne sont d’ailleurs pas dupes, ainsi Patrick Masante, le porte-parole du Syndicat national du policier municipal, tout en regrettant que les  » municipaux  » ne bénéficient pas du même armement (en 1e catégorie) que les  » nationaux « , déclare que « les Tasers et les flashballs ne sont que des gadgets ».

En effet, à quoi un Taser peut-il bien servir face à une Kalachnikov !

Dans cette histoire dramatique, on a bien du mal à imaginer l’enchaînement des événements. Personnellement, je n’ai pas compris.

Le Figaro du 21 mai nous dit que « des policiers du commissariat de Villeneuve-Saint-Georges, en route pour une séance d’entraînement au tir, croisent un fourgon qui comporte deux petits trous dans la carrosserie, semblables à des impacts de balles […] Ils le prennent en chasse ». Alertés par radio, d’autres policiers, de la Compagnie de sécurisation, repèrent le véhicule et se joignent à la poursuite. Échange de coups de feu.

À Villiers-sur-Marne, le fourgon heurte une voiture. Des policiers municipaux, apparemment non informés de cette suite d’événements, arrivent sur les lieux et se positionnent en travers de la route, sans doute pour interdire la circulation. Pensent-ils à un accident de la circulation ? C’est alors que les truands arrosent tout le monde avec des armes de gros calibres.

Selon une version plus récente, les policiers auraient tenté de contrôler le fourgon alors qu’il circulait sans plaque d’immatriculation. Refus de s’arrêter. Début de course-poursuite. Fusillade, jusqu’à l’accident à Villiers-sur-Marne.

Je ne vois pas trop des braqueurs monter sur un coup dans ces conditions… C’est quand même le meilleur moyen d’attirer l’attention.

Une troisième version circule, qui suppose que cette équipe de voyous était sous surveillance depuis pas  mal de temps.

Sinon, on peut mixer les trois hypothèses, et l’on obtient alors quelque chose de cohérent. On imagine…

L’antigang planque sur une équipe qui projette de se faire un fourgon blindé. Pas question d’intervenir à chaud : trop de risques. Alors, on surveille, on filoche, on écoute… On attend le moment propice, le plus souvent après le coup, lorsque les malfrats sont persuadés d’avoir réussi et qu’ils relâchent la pression. Ce qu’on appelle l’opération retour. Mais là, c’est le grain de sable. Des collègues de la circulation qui trouvent le fourgon suspect et qui le prennent en chasse. Alors, à l’antigang,  c’est l’affolement. On sait que cela risque de mal tourner. On s’époumone à la radio, mais ça cafouille un peu sur les fréquences. Trop tard. Les truands ont repéré les flics. À présent, ce sont des fauves, prêts à tout…

C’est de la fiction, bien entendu. Et peu importe comment les choses se sont déroulées, me direz-vous. Pas si sûr. Lorsqu’on est devant un tel pépin, il faut faire le débriefing. Il faut tirer les conséquences. Certes, ce n’est pas à moi de le faire, je n’ai pas les éléments. Une chose est sûre, il ne suffit pas de claironner que les coupables seront arrêtés, qu’ils seront punis, autant de phrases creuses qui n’ont jamais empêché un braqueur d’être un assassin en puissance. Et ce n’est pas un phénomène nouveau. Et à la différence du policier ou du gendarme, le voyou, lorsqu’il ouvre le feu, il se fiche pas mal de savoir où ses balles atterrissent.

Aurélie Fouquet, une jeune femme de 26 ans, a perdu la vie lors de cette fusillade, et sept autres personnes ont été blessées, dont un chauffeur routier et quatre automobilistes qui se trouvaient là au mauvais moment. C’est le bilan accablant d’une course-poursuite improvisée.

Et aucun Taser au monde n’y aurait rien changé.

______________________________________________________________________
Fumer un joint ou conduire, il faut choisir ! a été lu 31 858 fois et a suscité 92 commentaires, dont certains… fumants.
(La photo du drapeau a été empruntée à Nadine.)

Fumer un joint ou conduire, il faut choisir !

Les 4 millions de fumeurs de cannabis, occasionnels ou habituels, peuvent remercier les sénateurs. Il y a trois jours, surchargés de travail, paraît-il, ils ont repoussé intermede_diogenech_editions-libres.1273904559.gifaux calendes grecques l’adoption de la Loppsi. Information démentie dès le lendemain : cette loi sera examinée à la rentrée.

À la sécurité routière, ils ont dû pousser un ouf de soulagement. Car en février dernier, lors d’un comité présidé par François Fillon, il a été décidé d’intensifier le dépistage du cannabis chez les automobilistes. Sous réserve, justement, de l’adoption de la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, autrement dit la Loppsi.

Aujourd’hui, le contrôle de stupéfiants est obligatoire en cas d’accident mortel et facultatif en cas d’accident corporel. De plus, il est possible en cas d’infraction susceptible d’entraîner le retrait du permis de conduire ou si le comportement du conducteur laisse supposer qu’il est sous l’emprise d’une drogue.

63 500 contrôles en 2009. Chiffre qui doit rapidement augmenter avec en ligne de mire 100 000  par an. Au pays de Descartes, on aime bien les chiffres ronds.

Mais surtout, les conditions d’application doivent être modifiées.

Les contrôles seront obligatoires en cas d’accident corporel, mortel ou non, et possibles pour tous les accidents matériels. Ils seront également possibles en cas d’infraction, même bénigne, au Code de la route, ou en cas de présomption d’usage de stupéfiants. Bref, à partir du moment où un piéton devient automobiliste, le policier ou le gendarme pourra vérifier si par hasard il n’aurait pas fait tourner un pétard.
De plus, des contrôles « stupéfiants » aléatoires pourront être mis en place, comme c’est actuellement le cas en matière d’alcoolémie.

Fort opportunément, Liaisons*, le magazine de la Préfecture de police de Paris, nous rappelle comment se déroulent ces contrôles routiers. Tout repose sur un test salivaire, le Rapid Stat, dont certains toxicologues contestent pourtant la fiabilité. Il y aurait pas mal de « faux positifs » qui seraient ensuite démentis par la prise de sang. Par ailleurs, il suffirait de s’être brossé les dents ou rincé la bouche juste avant le contrôle pour éliminer les résidus de fumée de cannabis et ainsi abuser le test.

Test qu’il ne doit pas être facile d’effectuer au bord d’une route de campagne, à la lueur d’une torche électrique, par exemple.

Extrait du dossier Liaisons sur les stupéfiants.JPG


Si toutes les lignes ne sont pas roses, la vie non plus, car c’est la prise de sang. Dans ce cas, il faut au minimum 72 heures avant d’obtenir le résultat. Et si les analyses de laboratoire confirment le test salivaire, le « délinquant » devra payer les frais du laboratoire, soit une somme forfaitaire de 300 euros.

code-de la route_legifrance.1273905114.JPG

Une telle opération demande environ un quart d’heure. Et, sans faire de mauvais esprit, on peut s’interroger sur la manière de mettre en place un contrôle aléatoire…

On imagine l’embouteillage…

La voiture a longtemps été un Code pénal_stups_extrait dossier Liaisons.1273905215.JPGmoyen de s’évader, un peu de rêve…, un petit bout de liberté. Peu à peu, sans doute avec les meilleures intentions du monde, on en fait un objet maudit.

Avec ce nouveau tour de vis, n’est-on pas dans l’excès ?

Selon une estimation de 2005, il y aurait environ 230 morts par an, victimes d’un chauffard flottant dans les limbes du cannabis. Par comparaison, en 2008, 1200 personnes ont été victimes d’un conducteur qui avait bu un verre de trop.

Bon, enfin, ce que j’en dis… Là-dessus, je vais grimper dans mon vieux 4X4 pollueur, vous savez, celui qui est immatriculé en Guyane…, et prendre quelques jours de vacances. Vous en conviendrez avec moi, des vacances bien méritées.

Et même si je ne fume pas, avant de partir, je me brosserai les dents.

__________________________________________
* Un dossier très complet, Drogue, ennemi public n°1.
_________________________________________________________________________
Internet, roulette et grosse galette a été lu 7 913 fois et a suscité 16 commentaires. Mercredi 12 mai, le Conseil constitutionnel a rejeté le recours du PS et validé  la loi sur les jeux d’argent en ligne.
« Older posts Newer posts »

© 2026 POLICEtcetera

Theme by Anders NorenUp ↑