À peine élu, en descendant les Champs-Élysées en command-car, Emmanuel Macron s’est présenté comme un chef de guerre. Dans son premier gouvernement, le ministère de la Défense a d’ailleurs repris l’appellation belliqueuse des années 1950 : ministère des Armées. En annonçant la création d’une task force à sa main et le vote d’une loi mettant notre pays en état d’urgence permanent, il semble assimiler la lutte antiterroriste à un conflit militaire, et il en fait son pré carré. Ignorant le Premier ministre, il se place ainsi comme le chef, non pas des armées, mais de la sécurité nationale.

La task-force – Emmanuel Macron en avait parlé durant la campagne électorale, et, sous l’émotion de l’attentat de Manchester, il a accéléré l’installation d’une force d’intervention placée directement sous ses ordres.
Dans la bouche de notre jeune président polyglotte, c’est une « task force ». Mais, quel que soit le nom qu’on lui donne, il est quand même étonnant de voir que l’on nous sort sans arrêt de vieilles recettes comme s’il s’agissait de nouveautés !
En 1982, après l’attentat de la rue des Rosiers, dans l’une de ses volte-face dont il avait le secret, François Mitterrand décide qu’il faut désormais traquer le terrorisme partout où il se terre, « en remontant jusqu’à la racine du mal ». Il endosse pour l’occasion l’uniforme de chef de guerre : la lutte contre ce fléau devient son domaine réservé. Et il dégaine son arme secrète : « la mission de coordination, d’information et d’action contre le terrorisme », ce qui aurait dû donner la MCIACT, ou un truc comme ça. Pour tout le monde ce sera la « cellule élyséenne ».
Alors que la peinture est à peine sèche dans le bureau de son chef Continue reading
Si l’utilisation de ces applications (et même leur détention) est interdite depuis un décret Fillon de 2012, cette fois, il s’agit de sanctionner les fournisseurs de ces moyens de signalisation, et comme les mauvais coucheurs pourraient considérer qu’il s’agit là d’une atteinte à la liberté d’expression, le gouvernement a sorti l’arme absolue : la lutte contre le terrorisme.
C’était le vendredi 27 juin 1975. Au 13 de la rue des Saussaies, le siège de la DST, l’ambiance est décontractée. Certains se préparent à partir en vacances, d’autres, en week-end. Il y a même un pot pour fêter l’événement et pour marquer le départ à la retraite d’un fonctionnaire de la division B2, celle en charge du terrorisme international. Mais dans la cour, dans les locaux de garde à vue, il y a un certain Michel Wahab Moukharbal, dit Chiquitin, un Libanais de 25 ans que la division de surveillance avait pris en filature depuis sa descente d’avion, à Orly, deux semaines plus tôt.
L’immunité est une cause d’irresponsabilité pénale attachée le plus souvent à la qualité de l’auteur des faits répréhensibles. Elle empêche les poursuites judiciaires sans supprimer l’infraction, ce qui (sauf exceptions) laisse les complices ou coauteurs punissables et ne ferme pas la porte à un procès civil. De fait, l’immunité permet à une personne de commettre un crime ou un délit sans aucun risque. Cette mansuétude est justifiée par l’exigence de la protection d’intérêts considérés comme supérieurs à la justice du tout-venant. Des intérêts qui peuvent être politiques, judiciaires, diplomatiques ou familiaux. Et dans ce dernier cas, l’immunité nous concerne tous.
Cette méconnaissance du principe même de la police de proximité est tout simplement affligeante.
Ils estiment notamment qu’ils croulent sous la paperasserie et les taches annexes, ce qui les détourne de leur mission d’enquêteur judiciaire.
Ce n’est pas la première fois que la marmite déborde, car ce métier ne fait aucun cadeau ! Le flic prend l’homme. Et du coup, les policiers ont une inclinaison au nombrilisme. Ils sont souvent comme ces comédiens, tellement pris par leur personnage, qu’ils ne parviennent pas à séparer leur vie professionnelle de leur vie tout court. Et ils prennent tout dans la gueule. C’est sans doute l’une des raisons qui fait qu’il y a tant de suicides dans la profession…