L’accusation du procès AZF repose sur un mélange accidentel de deux produits dont la réaction aurait entraîné une explosion. Or aujourd’hui, il n’est pas exclu que les faits se soient déroulés différemment. Et si cela était
confirmé, c’est tout le travail des experts qui serait remis en cause. C’est un ouvrier, Gilles Fauré, qui supporte le poids de l’accusation ; car c’est lui qui a pelleté des produits du hangar 335 pour les déposer dans le hangar 221 – celui qui a explosé.
Il y a deux versions :
A) Celle retenue par l’instruction : L’ouvrier a chargé dans une benne, à l’aide d’une pelle, du nitrate d’ammonium et un dérivé chloré ; et 48 heures plus tard ces produits ont été déversés dans le hangar 221 – et 15 minutes après tout a explosé.
B) Celle de Gilles Fauré : Ce n’est pas du nitrate qu’il a chargé dans la benne, mais de l’ammonitrate, c’est-à-dire un banal engrais agricole. Et cela ne pouvait pas exploser.
L’instruction est entièrement basée sur la version A. Les experts ont « reconstitué » une explosion (avec bien du mal, semble-t-il) en utilisant les produits concernés. Ce qu’on appelle dans le dossier « le tir 24 ». C’est la base même de la thèse de l’accident retenue par l’accusation qui implique la responsabilité de la société Grande Paroisse et de sa maison mère Total.
Le juge n’a pas tenu compte des réfutations de Fauré, car dans un premier temps, devant les policiers, il avait admis que la version A était possible.
En janvier 2009, un peu avant l’ouverture du procès, le journaliste Jean-Christian Tirat, qui tient les chroniques AZF sur ce blog (pas cette semaine, il n’a pas eu le temps), fait une découverte qui remet tout en question.
Il s’agit d’une photo prise quelques heures après le drame sur les lieux de la catastrophe par le photographe de La Provence, Bruno Souillard. Elle représente un sac sur lequel le mot ammonitrate est écrit en noir. Ce qui correspond aux déclarations sans cesse répétées de Gilles Fauré – dont on n’a jamais tenu compte en partant du postulat que les inscriptions en noir étaient réservées au seul nitrate d’ammonium. Et qu’en conséquence, il se trompait.
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Du coup, Tirat, qui est également partie civile au procès, a demandé au président Le Monnyer de bien vouloir questionner les experts :
1) Pourquoi ont-ils affirmé que seuls les sacs de nitrate d’ammonium (produit explosif) portaient une inscription en lettres noires, alors que cette photo prouve le contraire ?
2) Si Gilles Fauré a réellement chargé de l’ammonitrate, comme cela devient maintenant vraisemblable, la réaction chimique de ce produit avec un dérivé chloré peut-elle oui ou non entraîner une explosion ?
Jean-Christian Tirat en doute, mais il estime que seule une nouvelle expérimentation pourrait permettre d’obtenir une certitude, dans un sens ou dans l’autre.
Le tir 25 en quelque sorte.
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Pour cette explication sommaire faite par un nul dans ce domaine, j’ai simplifié au maximum. Ceux qui veulent approfondir peuvent trouver tous les détails sur le blog AZF, l’enquête assassinée.

Chevalier a participé à une quarantaine d’exécution, mais il n’a actionné le levier qu’à deux occasions. La dernière fois, c’était le 10 septembre 1977, à la prison des Baumettes, à Marseille, où 
Toutefois, à titre exceptionnel, un enfant de 10 à 13 ans peut être retenu par un OPJ s’il existe contre lui des indices graves ou concordants laissant présumer qu’il a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement.
