Après la fusillade de Villiers-sur-Marne, la décision soudaine de Brice Hortefeux d’autoriser les maires à doter leur police municipale d’un pistolet Taser tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe.
Les syndicats ne sont d’ailleurs pas dupes, ainsi Patrick Masante, le porte-parole du Syndicat national du policier municipal, tout en regrettant que les » municipaux » ne bénéficient pas du même armement (en 1e catégorie) que les » nationaux « , déclare que « les Tasers et les flashballs ne sont que des gadgets ».
En effet, à quoi un Taser peut-il bien servir face à une Kalachnikov !
Dans cette histoire dramatique, on a bien du mal à imaginer l’enchaînement des événements. Personnellement, je n’ai pas compris.
Le Figaro du 21 mai nous dit que « des policiers du commissariat de Villeneuve-Saint-Georges, en route pour une séance d’entraînement au tir, croisent un fourgon qui comporte deux petits trous dans la carrosserie, semblables à des impacts de balles […] Ils le prennent en chasse ». Alertés par radio, d’autres policiers, de la Compagnie de sécurisation, repèrent le véhicule et se joignent à la poursuite. Échange de coups de feu.
À Villiers-sur-Marne, le fourgon heurte une voiture. Des policiers municipaux, apparemment non informés de cette suite d’événements, arrivent sur les lieux et se positionnent en travers de la route, sans doute pour interdire la circulation. Pensent-ils à un accident de la circulation ? C’est alors que les truands arrosent tout le monde avec des armes de gros calibres.
Selon une version plus récente, les policiers auraient tenté de contrôler le fourgon alors qu’il circulait sans plaque d’immatriculation. Refus de s’arrêter. Début de course-poursuite. Fusillade, jusqu’à l’accident à Villiers-sur-Marne.
Je ne vois pas trop des braqueurs monter sur un coup dans ces conditions… C’est quand même le meilleur moyen d’attirer l’attention.
Une troisième version circule, qui suppose que cette équipe de voyous était sous surveillance depuis pas mal de temps.
Sinon, on peut mixer les trois hypothèses, et l’on obtient alors quelque chose de cohérent. On imagine…
L’antigang planque sur une équipe qui projette de se faire un fourgon blindé. Pas question d’intervenir à chaud : trop de risques. Alors, on surveille, on filoche, on écoute… On attend le moment propice, le plus souvent après le coup, lorsque les malfrats sont persuadés d’avoir réussi et qu’ils relâchent la pression. Ce qu’on appelle l’opération retour. Mais là, c’est le grain de sable. Des collègues de la circulation qui trouvent le fourgon suspect et qui le prennent en chasse. Alors, à l’antigang, c’est l’affolement. On sait que cela risque de mal tourner. On s’époumone à la radio, mais ça cafouille un peu sur les fréquences. Trop tard. Les truands ont repéré les flics. À présent, ce sont des fauves, prêts à tout…
C’est de la fiction, bien entendu. Et peu importe comment les choses se sont déroulées, me direz-vous. Pas si sûr. Lorsqu’on est devant un tel pépin, il faut faire le débriefing. Il faut tirer les conséquences. Certes, ce n’est pas à moi de le faire, je n’ai pas les éléments. Une chose est sûre, il ne suffit pas de claironner que les coupables seront arrêtés, qu’ils seront punis, autant de phrases creuses qui n’ont jamais empêché un braqueur d’être un assassin en puissance. Et ce n’est pas un phénomène nouveau. Et à la différence du policier ou du gendarme, le voyou, lorsqu’il ouvre le feu, il se fiche pas mal de savoir où ses balles atterrissent.
Aurélie Fouquet, une jeune femme de 26 ans, a perdu la vie lors de cette fusillade, et sept autres personnes ont été blessées, dont un chauffeur routier et quatre automobilistes qui se trouvaient là au mauvais moment. C’est le bilan accablant d’une course-poursuite improvisée.
Et aucun Taser au monde n’y aurait rien changé.
retard, à cause de Malte, qui ne voit pas d’un bon œil lui échapper les « clandés » qui prospèrent sur son sol, c’est promis juré, avant le premier coup de sifflet de l’arbitre, les jeux seront faits. Juste deux ou trois obstacles juridiques à franchir et l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL), délivrera les premières licences. Pour l’instant cela concerne le poker, les paris sportifs et les paris hippiques.