Un homme cagoulé casse la vitrine d’une agence bancaire à l’aide d’une sorte de bélier métallique, un témoin intervient pour l’en empêcher, et il reçoit un coup de pied latéral d’un deuxième larron. Puis d’autres personnages s’agglutinent dans une mêlée générale. On craint le pire, mais il n’y aura aucun blessé.
La vidéo fait recette sur le Net, car pour certains, la cause est entendue : il s’agit d’une mise en scène. Il faut reconnaître que les images, surtout si on les regarde au ralenti, laissent dubitatif. On a vraiment l’impression d’une séquence de film. Mauvais au demeurant, car les coups semblent bidons et l’impression se renforce lorsque le caméraman (un journaliste de Reuters) élargit le champ. On s’attend presque à entendre le réalisateur annoncer d’une voix forte : « Un peu de conviction, les enfants !… Allez, on l’a refait ! »
On peut lire l’odyssée de cet enregistrement sur le site Arrêt sur images. Pour nombre d’internautes, la question est réglée : ces casseurs sont des flics.
Sur Rue 89, le commissaire Jean-François Herdhuin est plus nuancé : « Pour moi, l’homme à la matraque, on dirait un policier. Mais je ne suis pas sûr à 100%, car son comportement est anormal, il s’isole dans la foule. Normalement, il devrait avoir un brassard… » Avant de souligner : « Si vous suggérez que la police laisse commettre des violences, je suis sûr que ce n’est pas possible. Le chef du dispositif est informé. Il y a des syndicats dans la police qui désapprouveraient ce genre de choses ».
Dans toutes les manifs, il y a des policiers qui infiltrent le cortège. Ils tentent de repérer les casseurs, mais pas question d’intervenir à chaud. Trop dangereux. Pour cela, il faut attendre le moment opportun, souvent en fin de mouvement, quand la foule commence à se disperser. C’est alors qu’ils mettent leur brassard. Parfois, la passivité des forces de l’ordre est mal interprétée, mais, comme me disait récemment un ancien responsable de la sécurité publique : « Il vaut mieux des vitrines brisées qu’un nouveau métro Charonne ».
Mais la tentation est grande d’imaginer que des consignes secrètes seraient données afin que les choses s’enveniment. Un moyen de rendre le mouvement impopulaire. Pour cela, il faudrait envisager qu’il existe une sorte de… « bad brigad ». Un groupuscule qui ressemblerait à ce qu’était le SAC, il y a quelques dizaines d’années.
Même si les images de cette vidéo sont troublantes, ne tombons pas dans la parano. D’ailleurs, ce genre de manip pourrait avoir un effet boomerang dévastateur. Un risque bien trop grand.
Pourtant, il est bien vrai que la position de nos dirigeants prête à confusion. On a un Président qui serre les dents en annonçant haut et fort que les casseurs seront arrêtés et punis, et un ministre de l’Intérieur qui serre les fesses de crainte de voir les choses dégénérer. Le syndrome de Malik Oussekine.
En fait, ils sont débordés par l’ampleur du mouvement.
En tout cas, les lycéens qui manifestent devraient suivre le conseil de certains policiers (qui sont aussi des parents) : « Dès que ça chauffe, tu déguerpis ! » Car une fois pris dans l’engrenage, il est difficile de s’en sortir. Et les peines de prison qui commencent à pleuvoir, resteront comme des cicatrices gênantes dans leur vie d’adulte.
_______________________________________________
t loin du compte. Un jeune lieutenant de police, par exemple, pourrait voir sa prime majorée de 18 € par mois, alors que pour être à parité, il lui faudrait cinq fois cette somme. Et les négociations sont biaisées par un système de vases communicants : pour que le lieutenant touche plus, il faut que le capitaine touche moins. Car la seule chose qui ne bouge pas, c’est le montant de l’enveloppe : 6.6 millions sur trois ans.
ent lors de l’impact pour sonner sans trop blesser. De plus, par son aspect et le bruit de la détonation, l’effet dissuasif était assuré. Comme l’avait d’ailleurs dit Nicolas Sarkozy, alors qu’il était ministre de l’Intérieur, une arme faite « pour impressionner ».
au laboratoire de Versailles, il aurait même confié qu’il avait demandé aux assureurs une contribution de six millions d’euros sur trois ans.
s SG contre JK, c’était un peu le pot de fer contre le pot terre, et le résultat n’a pas manqué, le pot de terre a été réduit en miettes. Et l’on a beau nous tenir un discours modérateur, nous expliquer en long en large que les juges se sont prononcés sur les faits, rien que sur les faits, cette condamnation laisse quand même planer comme un sentiment d’insatisfaction.
,7 milliard d’euros. La banque doit des réparations à son salarié pour un montant de 400 millions d’euros.
S’il s’avérait en effet que des policiers, et notamment des commissaires, ont ainsi effectué des écoutes ou des recherches techniques en violation de la loi (lire sur ce
ent fort bien, quand ils ne cherchent pas à en profiter -, j’ai rompu un contrat tacite… La maison Poulaga ne pouvait décidément plus me garder ».
Elle pourra comporter deux puces. L’une obligatoire, dans laquelle figureront des données d’identité et des données biométriques ; l’autre, facultative, destinée à faciliter l’échange d’informations sécurisées. Il s’agit nous dit le sénateur Jean-René Lecerf (
Surprise ! Alors qu’après le discours de Grenoble, on pouvait imaginer nos prisons remplies d’étrangers, pour beaucoup Roms, et de jeunes provenant de cités cosmopolites qui ne pensent qu’à vendre de la dope et à flinguer des flics, il n’en est rien.
